Croisiéristes seniors ou nouvelles générations : deux marketings
Le retraité fidèle et le trentenaire qui teste une croisière ne s'attrapent pas avec le même discours. Comment parler à deux clientèles sans en perdre une.
On adore opposer le croisiériste senior — fidèle, à l’aise financièrement, qui connaît les codes — au trentenaire qui réserve une cabine sur un coup de tête, pour la photo. La réalité, c’est que les deux montent sur le même bateau et n’attendent pas la même chose. Leur servir le même discours, c’est en perdre un sur deux.
Le senior : la confiance avant la promo
Celui qui en est à sa huitième croisière ne choisit pas au prix. Il revient vers une compagnie en qui il a confiance, où on l’appelle par son nom, où le maître d’hôtel se souvient de sa table. Une remise de dernière minute ne l’impressionne pas ; un service qui le reconnaît, si. Et son cercle lui ressemble : ses amis croisent aussi. Une recommandation de sa part vaut dix campagnes d’affichage.
La nouvelle génération : une croisière à prouver
Le primo-croisiériste, lui, arrive sceptique. Il traîne le cliché du buffet et des transats de retraités. Il vient tester. Et il ne décide pas sur votre brochure : il décide sur ce qu’en a dit un ami rentré enchanté. Si son expérience est bonne, il devient votre meilleure publicité auprès d’un public que vous peinez justement à toucher — ces gens qui n’auraient jamais cliqué sur une pub de croisière.
Le point commun : ils croient leurs proches, pas vos pubs
Deux clientèles opposées, un même réflexe : on fait confiance à quelqu’un qui nous ressemble. Le septuagénaire écoute un autre septuagénaire ; le trentenaire écoute son pote. C’est le jumeau statistique, et c’est exactement ce que la publicité de masse n’achète pas.
Une carte, deux générations
La carte postale exploite ce réflexe pour les deux. À bord, chaque passager envoie une vraie carte aux couleurs de votre compagnie — pas à lui-même, à ses proches. Le senior écrit aux amis avec qui il croise déjà ; le jeune écrit aux copains qui n’avaient jamais envisagé une croisière. Dans les deux cas, vous semez exactement le public que vous cherchez, via une recommandation de confiance plutôt qu’une annonce payante. La carte reste cinq ans sur un frigo, imprimée et postée en France, et continue de parler de vous longtemps après le débarquement.
Posez les chiffres
Avant d’arbitrer votre budget entre les deux clientèles, mesurez. Notre calculateur de ROI estime en quelques minutes ce qu’un dispositif de cartes distribuées à bord peut rapporter en réservations, toutes générations confondues. De quoi décider sur des chiffres plutôt que sur des clichés.
Senior ou pas, votre meilleur commercial reste un passager content qui en parle à quelqu’un qui lui ressemble. Le reste n’est qu’une question de leur mettre entre les mains le bon geste à transmettre.